Nyota Inyoka

Research/Creation project 2018-2022 on NYOTA-INYOKA, French-Indian choreographer (1896-1971)

Contemporary female artists and researchers bring Nyota-Inyoka out of the shadows to stage and perform her pioneering transcultural research into the “classical” and “modern” dances of India.

Project coordinated by Katia Légeret in the context of a collaboration between Paris 8 University, EUR ArTeC, Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, and Paris Lumières University.

Projet de recherche-création 2018-2022 sur NYOTA-INYOKA, chorégraphe franco-indienne (1896-1971)

Des femmes artistes et chercheuses contemporaines sortent de l’ombre Nyota-Inyoka, pour mettre en scène et interpréter ses recherches pionnières et transculturelles sur les danses « classiques » et « modernes »  de l’Inde.

Projet coordonné par Katia Légeret dans le cadre des institutions : Université Paris 8, EUR ArTeC, Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, et Université Paris Lumières.

Steps of the project:

  1. November and December 2018: Costume study

A study of several Nyota Inyoka costumes at the BnF. Special thanks to Joël Huthwohl, director of the performing arts department of the BnF, Manon Dardenne, exhibition curator, and Valérie Nonnenacher, director of the Nyota Inyoka fund, for their support of this project.

  1. Workshop BnF Richelieu 13 March 2019 PERFORMING ARTS ROTUNDA: Performance of hand gestures

As part of Katia Légeret’s course Theatres of India: Performances of Nâtya-shâstra, the first-year undergraduate students of Paris 8 University’s theatre department discover the semi-permanent exhibition at the BnF in the performing arts rotunda, and particularly the displays dedicated to the Indian dancer Nyota Inyoka (1896-1971). Playing the role of visitors, without prior knowledge of this artist-dancer, the students develop, through gesture, unique modes of cultural appropriation of the exhibited objects, and specially the dance movements suggested by the photographs. The photographed hand gestures of the exhibition are experienced as a poetic journey.

Étapes du projet :

  1. Novembre et décembre 2018 : étude de costumes

Etude de certains costumes de Nyota Inyoka à la BnF, grâce à  Joël Huthwohl, directeur du département des arts du spectacle, BnF, Manon Dardenne, commissaire de l’exposition, et Valérie Nonnenmacher responsable du Fonds Nyota Inyoka, que nous remercions tout particulièrement pour leur soutien à ce projet.  

  1. Workshop BnF Richelieu 13 mars 2019 ROTONDE DES ARTS DU SPECTACLE : Performance de gestes de mains

Avec les étudiants en première année de licence du département théâtre à l’université Paris 8, dans le cadre du cours de Katia Légeret Théâtres de l’Inde : Mises en scène du Nâtya-shâstra, découverte de l’exposition semi permanente à la BnF dans la rotonde des arts du spectacle, en particulier des vitrines dédiées à la danseuse indienne Nyota Inyoka (1896-1971). Jouant le rôle des visiteurs, sans connaître cette artiste danseuse, ces étudiants élaborent par le geste, des modes singuliers d’appropriation culturelle des objets exposés, et surtout des mouvements de danse suggérés par les photographies. Un parcours poétique à partir de tous les gestes de mains photographiés dans l’exposition est expérimenté.

Performance sur un titre de chorégraphie de Nyota Inyoka par Mélaine Raulet

 Titre : « Sur le mont Kailâsa »

Cette performance s’inspire du titre de la photographie exposée : “la confusion d’Urvashi”, elle traite de la confusion qui naît en nous suite au trop grand nombre d’informations non exhaustives trouvées sur internet. La danseuse évolue en hauteur dans le monde de la clarté et tombe, petit à petit, au rythme des reflets miroitants, dans le monde de la confusion. Un monde des profondeurs où mots, cultures, divinités, se mélangent et laissent place à un corps perdu envahit par les sons et les images. Ici, La chorégraphie essaye tant bien que mal de retrouver du signifiant derrière chaque signifié et de démêler l’objectivité de la subjectivité.

Performance on a title of Nyota Inyoka’s choreography by Mélaine Raulet

Title: “On Mount Kailâsa”

This performance is inspired by the title of the exhibited photograph: “The confusion of Urvashi”. It is about the confusion that we experience after viewing too much incomplete information online. The dancer begins high in the world of clarity and falls, little by little, to the rhythm of shimmering reflections, into the world of confusion. A world of depths where words, cultures, and deities become muddled and give way to a lost body taken over by sounds and images. Here, the choreography tries as best it can to find the signifier behind each signified, and to untangle objectivity from subjectivity.

Fig. 2 – Performance de Mélaine Raulet sur Nyota Inyoka dans l’exposition de la rotonde des arts du spectacle - BnF site Richelieu, 13/03/2019. Photo ©Katia.Légeret

Augmented reality performance put forward by Maëlys Jusseaux, based on a photograph of Nyota Inyoka on display in the exhibition, as a new way of encountering cultural heritage (see her article in the volume on artistic mediation published by Éditions Geuthner in 2021).

Performance en réalité augmentée proposée par Maëlys Jusseaux sur une photographie de Nyota Inyoka exposée (voir publication de son article dans l’ouvrage sur la médiation artistique aux éditions Geuthner en 2021) comme nouveau mode de rencontre du patrimoine

Fig. 3 et 4 – Performance en réalité augmentée sur la géométrie des figures de Nyota Inyoka avec Maëlys Jusseaux dans l’exposition de la rotonde des arts du spectacle et des étudiants du master EUR ArTeC  – BnF site Richelieu, 13/03/2019. Photo ©Katia.Légeret

3. Séminaire de master EUR ArTeC septembre-décembre 2019

3. EUR ArTeC master’s seminar September – December 2019

4. Laboratory and performances on 13 November 2019 “Nyota Inyoka transposed at the exhibition in the performing arts rotunda – BnF Richelieu site –

4. Laboratoire et performances du 13 novembre 2019 « Nyota Inyoka transposée» dans l’exposition de la rotonde des arts du spectacle – BnF site Richelieu –

L’enjeu de notre performance, en lien avec certains documents exposés sur cette artiste à la BnF, est de montrer en quoi la pratique des arts vivants en recherche-création propose une médiation artistique et scientifique, nous permettant de mieux connaître cette artiste, dont le génie est resté dans l’ombre. Notre réflexion sur cette artiste se fonde exclusivement sur la transposition de documents d’archives déjà publiés, en particulier dans la presse et dans ses programmes de spectacle, mais sans pouvoir diffuser d’images de ses créations, car la BnF n’a pour l’instant pas été en mesure de retrouver les ayants-droits de son Fonds Nyota Inyoka. Ses archives sont considérables, et elles prouvent la grande notoriété internationale de cette artiste des années vingt aux années cinquante, à la fois actrice, danseuse, costumière, poétesse, chorégraphe, metteuse en scène, et la richesse exceptionnelle de son répertoire. Sur la petite scène de la rotonde de la BnF, les artistes et chercheurs utilisent ces sources numérisées  sur Nyota Inyoka, et grâce aux nouvelles technologies du web, les étudiants et les artistes créent un transfert corporel d’imitation silencieuse et de réécriture poétique.

The objective of our performance, in connection with certain documents about this artist exhibited at the BnF, is to show how the practice of performing arts in research/creation can provide scientific and artistic mediation, allowing us to better understand an artist whose genius has been left in the shadows. Our reflection on this artist is based exclusively on the transposition of previously published archival documents, particularly press clippings and performance programmes, but without being able to display images of her creations, because the BnF has not yet been able to find the beneficiaries of its Nyota Inyoka Fund. Its archives are considerable, and they demonstrate the great international notoriety of this artist from the 1920s to the 1950s, as an actress, dancer, costume designer, poet, choreographer and director, and the exceptional richness of her repertoire. On the little stage of the BnF rotunda, artists and researchers use these digitised resources about Nyota Inyoka, and thanks to new internet technologies, students and artists create a corporal transfer of silent imitation and poetic rewriting.

Fig. 5 – Déconstruction collective en danse contemporaine de l’attitude de Nyota Inyoka en Ourvashi (photographie exposée dans la rotonde de la BnF) Photo Guofan Xiong ©Katia.Légeret

5. Creation of a collective performance about Nyota Inyoka at the BnF on the 27th of November 2019

 Our poetic transposition has a transgressive vocation. The transgression of codified gestures plays an important role in Nyota Inyoka’s work, as a practice of resistance to the identity norms of the society of her day and to its prohibitions, and this action stimulates transcultural creativity. We note that these practices of research and choreographic composition show strong similarities between those of the artists, the invited contemporary Indian dancers, and those of Nyota Inyoka.

Our method of research/creation is founded on that of Nyota Inyoka, with this triple process: Fragmentation of movements into images of drawings and sculptures, passages of which are performed; poetic and transartistic transposition of choreographic language; transcultural and transnational transgression as a practice of resistance to identity norms.

5. La création d’une performance collective sur Nyota Inyoka à la BnF le 27 novembre 2019

Notre proposition de transposition poétique a une vocation transgressive. La transgression de gestes codifiés joue un rôle important dans l’œuvre de Nyota Inyoka, en tant que pratique de résistance à une norme identitaire liée à la société de son époque et à ses interdits, et cette action stimule sa créativité transculturelle. Nous constatons que ces pratiques de recherche et de composition chorégraphique présentent de grandes similitudes entre celles des artistes, des danseuses contemporaines indiennes invitées et celles de Nyota Inyoka.

Notre méthode de recherche-création s’est donc fondée sur celle de Nyota Inyoka, avec ce triple processus : fragmentation des mouvements en images de dessins et de sculptures, dont il s’agit d’interpréter les passages; transposition poétique et transartistique du langage chorégraphique ; transgression transculturelle et transnationale comme pratique de résistance à une norme identitaire.

Fig. 6 – Performance « Nyota Inyoka transposée » dans l’exposition de la rotonde des arts du spectacle - BnF site Richelieu, 27/11/2019. Photo Guofan Xiong ©Katia.Légeret

Performances des 13 et 27 novembre avec les jeunes chercheurs artistes de l’université Paris 8  Karine Leblanc, Mercedes Chanquia-Aguirre, Moez Awled Ahmad, Apolline Borne, Charline Bruhat, Jérôme Collet, Julia Francisco, Griselda Daufour, Joséphine Guin, Sameh Guirguis, Lauriane Lacombe, Louise Le Danvic, Martin Mendiharat, Floriane Michel, Moe Nishimura, Valentina Paniagua, Véronica Rendon, Anna Rinzo, Noa Soussan, Javier Quijano Moran, Géraud Viruega.

Performances on the 13th and 27th of November with young researchers/artists from Paris 8 University: Karine Leblanc, Mercedes Chanquia-Aguirre, Moez Awled Ahmad, Apolline Borne, Charline Bruhat, Jérôme Collet, Julia Francisco, Griselda Daufour, Joséphine Guin, Sameh Guirguis, Lauriane Lacombe, Louise Le Danvic, Martin Mendiharat, Floriane Michel, Moe Nishimura, Valentina Paniagua, Véronica Rendon, Anna Rinzo, Noa Soussan, Javier Quijano Moran, Géraud Viruega.

Fig. 7 – Performance « Nyota Inyoka transposée » avec, de gauche à droite : Kaleyvani Ramanan, Mercedes Chanquia Aguirre, Katia Légeret-Manochhaya, Karine Leblanc-Sarrade, Géraldine Margnac, dans l’exposition de la rotonde des arts du spectacle - BnF site Richelieu, 27/11/2019. Photo Guofan Xiong ©Katia.Légeret
Fig. 8 – Performance « Nyota Inyoka transposée » avec, de gauche à droite : Kaleyvani Ramanan, Mercedes Chanquia Aguirre, Karine Leblanc-Sarrade, Géraldine Margnac, dans l’exposition de la rotonde des arts du spectacle - BnF site Richelieu, 27/11/2019. Photo Guofan Xiong ©Katia.Légeret
Fig. 9 – Performance « Nyota Inyoka transposée » avec, de gauche à droite : Géraldine Margnac, Mercedes Chanquia Aguirre, Karine Leblanc-Sarrade, , dans l’exposition de la rotonde des arts du spectacle - BnF site Richelieu, 27/11/2019. Photo Guofan Xiong ©Katia.Légeret

6. Upcoming Nyota Inyoka events (postponed from 2020 to 2021 because of the pandemic)

  • New laboratory workshop on the theme of Nyota Inyoka’s dances. Spring, Paris 8 University.
  • Release of a publication about Nyota Inyoka. Spring 2021.
  • Presentations and performances at the MSHPN seminar planned for Autumn.

6. Evénements à venir sur Nyota Inyoka (reports 2020 sur 2021 à cause du contexte pandémique):

  • Nouvel atelier Laboratoire sur une thématique des danses de Nyota Inyoka. Printemps, Université Paris 8
  • Parution d’une publication relative à Nyota Inyoka. Printemps 2021.
  • Communications et performances au colloque MSHPN prévu à l’automne

Dans le cadre des projets :

MSH Paris Nord : Arborer l’archive vivante au musée par le geste artistique : enjeux écologiques (2020-2021)

Université Paris Lumières (UPL) Écologies artistiques et numériques des corps vivants au musée (2020-2022)

As part of the projects:

MSH Paris Nord (MSHPN): Exhibit the living archive in the museum through artistic gesture: Ecological issues.

Paris Lumières University (UPL): Artistic and digital ecologies of living bodies in the museum (2020-2021)